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Phase 1 : création d’un nouveau four de cuisson du clinker

La première opération consiste en la création d’un nouveau four. C’est une opération préalable à toute autre transformation. Le procédé de cuisson par voie humide utilisé par les deux fours existants reste performant, bien qu’ancien. Cependant, il est incompatible avec les technologies de captage de dioxyde de carbone.

Le remplacement de ces fours est donc indispensable, dans un premier temps pour réduire les émissions de dioxyde de carbone à la tonne de clinker produite, et dans un second temps pour atteindre la neutralité carbone.

Dans le cadre du Programme K6, EQIOM prévoit donc la création d'un nouveau four de cuisson, moderne, plus efficace et permettant d'augmenter la production de clinker à Lumbres.

Le nouveau four s'accompagne d'un développement de l'économie circulaire, qui doit permettre : 

  • La décarbonation de la production de chaleur en remplaçant les combustibles fossiles par des combustibles alternatifs contenant une part de biomasse,
  • Le renforcement de l’utilisation de matières alternatives, pour économiser les ressources naturelles nécessaires à la production du clinker.

Comment le ciment est-il fabriqué ?

Le ciment est fabriqué à partir d'un mélange de calcaire, d'argile et de sable. Ce mélange est broyé puis chauffé dans un four rotatif. Sous l'effet de la chaleur, ce mélange se transforme en clinker

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Phase 2 : (conditionnelle) mise en œuvre d’une solution de captage du dioxyde de carbone

Le captage-séquestration du CO2 (CSC) est indispensable pour atteindre à terme la neutralité carbone de la cimenterie de Lumbres. EQIOM prévoit ainsi le captage du dioxyde de carbone à Lumbres puis sa séquestration en Mer du Nord : c’est la seconde opération du Programme K6, étape dite « CSC » (pour captage-séquestration du carbone). Il s'agit d'un des 7 projets de dimension industrielle à avoir été sélectionné pour un financement par la Commission européenne dans le cadre de l’édition 2021 de son Fonds consacré à l’innovation (Innovation Fund), parmi plus de 300 candidatures à subventions. Cependant, la mise en œuvre de cette opération est soumise à 3 conditions, ce qui explique que les deux opérations du Programme K6 ne soient pas réalisées simultanément.

Capture et séquestration du dioxyde de carbone

Le procédé de capture du CO2 consiste à piéger cette molécule avant, pendant ou après l’étape de combustion afin d’éviter la libération dans l’atmosphère de ce gaz à effet de serre. Le CO2 est ensuite transporté sous forme liquide puis injecté dans des formations géologiques du sous-sol permettant son stockage définitif (ou séquestration).

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UNE ACCEPTATION DU MARCHÉ 

Le déploiement du captage-séquestration du dioxyde de carbone à Lumbres conduirait à doubler le coût du ciment, en plus de nécessiter des investissements importants (estimés entre 100 et 200 millions d'euros). À ce jour, il semble trop tôt pour que les constructeurs acceptent ce surcoût, quand bien même la demande en ciment bas-carbone commence à augmenter.

  

UNE STABILISATION DU CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE

Le 14 juillet 2021, la Commission européenne a présenté son « paquet climat » (incluant une taxe carbone aux frontières de l’Europe : le MACF) dont l’entrée en vigueur est prévue en 2023. À ce jour, tous les détails du fonctionnement de ce mécanisme ne sont pas définitivement actés et son impact pour l’industrie est incertain. EQIOM attend donc de connaître les dispositions finales du MACF avant de poursuivre l'étude du captage-séquestration à Lumbres.

 

LA CRÉATION D'UNE CHAÎNE CARBONE

EQIOM travaille actuellement sur de nombreuses hypothèses techniques pour le captage-séquestration, notamment pour le transport et l'expédition du dioxyde de carbone : plusieurs équipements devraient en effet être construits et financés.